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Le Nouveau Manoir Jade Ewans | Accueil | Élucubrations nom commun - féminin ; pluriel Définition : idées absurdes exprimées à la suite d'une réflexion (les élucubrations d'un illuminé).
"Voilà où les contes de fées nous ont conduits : vers cette contrée pas si lointaine qu’on appelle no man’s land !"
À méditer
é C u L ubrations Quand amour rime avec aller-retour...
Septembre 2008 - Clarence Golay. Tous droits réservés ©
| Chroniques | A méditer... "Comment comprendre que deux personnes étrangères l’une à l’autre se portent soudain de l’intérêt ? N’est-ce pas là ce qu’on appelle « la magie de la rencontre » ?
éCuLubrations - Bienvenue ! Suivre le chemin de la pensée n’est pas chose aisée. D’associations d’idées en digressions, on déroule un fil d’Ariane qui nous conduit dans le réseau labyrinthique des circonvolutions de notre cerveau. Se perdre en réflexions sans fond c’est la spécialité des ivrognes, qui laissent vagabonder leur esprit dans les vapeurs d’alcool. A tonneau sans fond, pensée sans fond ! Mais que dire de la très louable psychanalyse, cette méthode qui nous invite par la parole à descendre dans les profondeurs labyrinthiques de notre subconscient ? L’introspection vise par l’association d’idée, la spontanéité de notre pensée à opérer une prise de conscience. Mais en quoi diffère-t-elle du délire de l’illuminé ou des propos de l’ivrogne ? En rien. Et ça les surréalistes l’avaient bien compris. Se livrant à leur art sobre ou sous l’effet de psychotropes, ils projetaient sur le papier les formes de leur esprit (ça ne vous penser à rien ? Rappelez-vous le test de taches d’encre de Rorschach). Il faut dire que pour voir souffler du « vent bleu » dans les arbres, André Breton avait dû avoir sacrément abusé des drogues. Mais alors, me direz-vous, quelle différence entre l’alcoolique notoire qui abreuve de ses pensées qui veut l’entendre, le psychanalyste et l’artiste ? Absolument aucune. Que ce soit une approche psychologique, artistique ou pochtronienne, la méthode reste la même : on amasse des idées absurdes que l’on assemble pour avoir un ensemble cohérent… ou pas ! Et on regarde ce que ça donne. Quelle que soit l’époque ou le mouvement, la démarche ne diffère en rien : laisser tomber une pelote de laine et voir jusqu’où elle va se dérouler, et comment. Va-t-elle tracer des huit, une ligne droite ? Ce qui importe, ce n’est pas où elle arrive, mais comment elle y arrive. Aussi ne faut-il pas démêler sa pensée en toiles d’araignée mais la laisser tisser des liens au gré de son humeur. Aussi, je me livre à des considérations sans fondements, loin de la rigueur scientifique que m’imposent mes études. Je me perds en digression, je refais le monde, seul ou avec des amis. Je me laisse porter par le « vent bleu » d’André Breton, je marche à la Nadja, sans but. Mon esprit s’élance dans des élucubrations effrénées. Élucubrations ? Mais le titre du site, c’est éCuLubrations, non ? Il est vrai. Dans ma fièvre dyslexique, cet instant d’inspiration suprême qui sonne avec les treize coups de minuit et qui me donne l’impression d’être un génie, j’ai inversé les lettres du mot élucubrations, donnant ainsi éCuLubrations. Petit clin d’œil à Freud et à la prépondérance qu’il accorde à la sexualité dans la psychanalyse. Partant de ce constat, nous avons tous l’esprit conditionné par la sexualité. On comprendra donc la logique de ma dyslexie ! Ainsi, je m’inscris dans une démarche typiquement freudienne. Je me laisse aller à des réflexions absurdes dignes d’un illuminé en faisant des détours d’ordre sexuel qui, s’ils ne font pas rire feront, du moins je l’espère, réfléchir. Clin d’œil aussi à ma très chère amie Isabelle, avec qui le concept d’ « élucubrations romancées » a pris tout son sens et à qui je dois d’avoir appris à parler en même temps que je marchais sans but, et avec laquelle je me suis abandonné plus d’une fois aux effets de l’alcool… C’est à nos ballades à la Nadja que je dois d’avoir formé mon esprit aux déambulations intellectuelles et sans fond, et d’avoir pris goût à scénariser et romancer le réel à l’aune de mes espérances, de mes rêves et de mes désillusions. Car tout l’intérêt de mes chroniques n’est pas de dire la vérité, la vérité toute crue. Il convient de l’enrober, de laisser la fiction s’enraciner dans le réel pour opérer un pont entre ce qui est, ce que l’on voudrait qu’il soit ou qu’il ne soit pas. C’est donc sans prétention que j’espère que vous lirez avec plaisir mon recueil de chroniques, ramassis d’éCuLubrations romancées que je dédie à ma famille et à mes amis, qui ont alimenté mes élucubrations de toutes sortes, et à une en particulier, mon adorable amie Lola, qui a elle-même choisi son nom d'emprunt. Clarence Golay
"Je dédie ces chroniques à ma famille et à mes amis, qui ont alimenté mes élucubrations de toutes sortes, et à une en particulier, mon adorable amie Lola, qui a elle-même choisi son nom d'emprunt." C.G.
Mises à jour Jeudi 18 juin 2009 : Publication de "Un conte de fées à Paris - Il était une fois..." Jeudi 21 mai 2009 : Création de la rubrique Humoeurs, mes états d'âme. 21 février 2009 : publication de The Hostel
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